Une vie crayonnée

13 juillet 2018

Souvenirs de service civique

Mon service civique est terminé. Ces huit mois sont passés bien plus vite que je ne l'aurais cru.

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 Il ne faut pas croire que les personnes âgées soient si différentes des jeunes enfants. Je ne dis pas qu'il faut les infantiliser, bien entendu, mais quand on doit gérer un groupe de personnes, quel que soit l'âge, ça peut très vite virer "ambiance colonie de vacances". Parfois, une simple sortie peut virer à la véritable expédition et on ne sait plus où donner de la tête en se demandant même si on va arriver à partir finalement...

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Certains sont aussi farceurs. On va dire qu'ils ont peu gardé leur âme d'enfant et même si d'ordinaire ils ont un comportement plutôt sérieux, ils peuvent se mettre tout d'un coup à avoir des réactions... enfantines. C'était parfois surprenant sur le coup mais ça mettait l'ambiance en tout cas ! 

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Il y a eu aussi la dame qui pendant le trajet vers la piscine chantait "Ambiance de la brousse, attention les secousses !" à chaque fois que le minibus roulait sur un nid de poule. Ou encore celle qui faisait un check à mon collègue pour le saluer ! Comme quoi, on peut avoir plus de 80 ans et rester jeune dans sa tête.

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Bref, tout ça pour dire que cette expérience pourra m'être utile, dans la vie de tous les jours comme en bibliothèque : pour de prochaines animations et pour accueillir du public, jeune ou vieux ! J'ai beaucoup appris, ce n'était pas toujours facile mais on a aussi bien rit avec les résidents et on s'est fait plein de souvenirs !

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18 avril 2018

Cinéma et petits mouchoirs

Avez-vous la larme facile ? Prévoyez-vous une réserve de mouchoirs quand vous vous apprêtez à regarder un film mélo ? Ou faîtes-vous partie comme moi des Yeux-Secs ?

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Je me souviens avoir été impressionnée par un épisode de Tom-Tom et Nana en dessin animé où Nana fait diversion en faisant semblant de pleurer (avec de vraies larmes !) pour éloigner un monsieur mécontent voulant passer un savon à son frère Tom-Tom et ses copains. Quel pouvoir ! Mener ainsi les adultes en bateau avec seulement quelques gouttes d'eau ! Malheureusement, pas moyen pour moi de faire semblant. Pour me faire pleurer, il fallait au moins que je m'écorche le genou : là, on pouvait même m'entendre brailler dans tout le quartier (et je n'exagère pas).

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Et puis je me suis aperçue que l'on pouvait aussi pleurer pour plein d'autres raisons qu'un petit bobo ou un caprice. On pouvait aussi verser des larmes pour des personnages qui n'existent même pas !!

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J'avoue que je me sens parfois un peu gênée quand je vais au cinéma et que j'entends les sanglots des autres spectateurs dans l'obscurité. Comme si tout le monde était capable de ressentir une émotion plus intense que moi. Devant certains films pourtant réputés rentables pour l'industrie des mouchoirs en papier, j'ai eu au mieux la gorge serrée... mais les yeux parfaitement secs alors que je trouvais pourtant l'histoire super triste !

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Il me fallait peut-être un peu plus de temps ? C'est peut-être une question de "maturité" ? Enfin, mes larmes n'ont pas encore coulées cette fois-là, elles me sont justes montées aux yeux mais c'est un bon début ! XD

 

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18 mars 2018

Service civique

Comme je l'ai évoqué dans un précédent message, j'effectue en ce moment un service civique dans un EHPAD (comprenez par là "Etablissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes", une maison de retraite, quoi). 

Ma "mission" en tant que volontaire au service civique dans cet établissement est : "d'aider à la vie sociale et à l'animation auprès de personnes âgées acceuillies en établissement (EHPAD EHPA). Je travaille donc avec le responsable du service de la vie sociale de l'EHPAD, l'animatrice et un autre volontaire.

 

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Cela peut sembler éloigné du métier de bibliothécaire mais je participe à toutes sortes d'animations que l'on pourrait très bien trouver en médiathèque. C'est très enrichissant ! Et plus on réalise de projets, plus on a d'idées de nouvelles animations que l'on pourrait mettre en place ! Seulement, je me demande si à force de côtoyer des personnes âgées toute la semaine, ça ne finit pas par déteindre un peu sur moi. Je m'explique : 

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Ne vous méprenez pas : j'apprécie  de passer du temps avec les résidentes et résidents, de discuter avec eux et de participer avec eux aux différentes activités. Le souci c'est qu'une fois ma journée de travail terminée, je ne vois pas beaucoup de peronnes de mon âge (mes copines de fac n'habitent pas dans le coin et je ne connais pas grand monde là où j'habite car j'ai emménagé dans cette ville à dix-huit ans et, pendant les cinq dernières années où j'étais étudiante, je n'y ai passé que les week-ends et les vacances : pas l'idéal pour lier connaissance). J'ai pensé m'inscrire à des cours de dessin dans ma commune pour pouvoir rencontrer des gens partageant des affinités avec moi mais, en me renseignant je me suis rendue compte qu'il n'y avait quasiment que des retraités à y participer (pour rencontrer des jeunes, on repassera). 

Du coup, je crois que je vais devoir faire attention si je ne veux pas me transformer en Mamie Laurie avant l'heure ! XD

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11 février 2018

Sus aux clichés !

Cette fois-ci, j'ai décidé de m'attaquer à un cliché qui visiblement a encore la vie dure.

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Franchement, j'ai du mal à comprendre pourquoi cette image poussièreuse perdure encore dans certains esprits. Il faut voir les descriptions ou illustrations de bibliothécaires dans des livres (à croire qu'il y a des auteurs qui ne fréquentent pas les bibliothèques... où sont pourtant enpruntés leurs livres!) et les commentaires qu'on peut encore entendre ou lire sur les réseaux sociaux !

Vous allez sans doute penser que je prêche pour ma paroisse et que je ne suis pas très objective. Pourtant, même lorsque j'étais enfant et que je n'envisageais pas du tout d'exercer un jour ce métier, j'ai eu la chance de fréquenter des bibliothécaires à des kilomètres de cette image d'Epinal. Du coup, je n'ai jamais bien compris cette idée que les bibliothécaires sont de vieilles femmes acariâtres, des sortes de dragons qui gardent leurs livres comme un trésor qu'elles ne veulent pas vraiment partager et détentrices d'un Master en Chut !

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Et oui, je vous rassure tout de suite bibliothécaire ne rime pas forcément avec célibataire ! Mettons un peu de glamour dans cette profession. Au fait, il y a aussi des hommes bibliothécaires (même si c'est vrai que les femmes sont sans doute majoritaires) ! 

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Je veux bien reconnaître que cette image de la bibliothécaire-binoclarde-vieille-fille-à-chignon-qui-passe-son-temps-à-dire-"Chuuut!" a pu avoir une part de vérité à une époque mais cela fait un moment déjà que pas mal d'efforts ont été faits pour rendre les bibliothèques plus attractives et accueillantes. Ce serait bien de le reconnaître et que l'image des bibliothécaires évolue enfin. 

Tant qu'il y aura des gens qui penseront encore que ce cliché reflète la réalité, les bibliothécaires redoubleront d'efforts pour prouver le contraire !!

Voilà, c'était le petit coup de gueule du jour ! ;-)

Si vous aussi vous pensez que les bibliothécaires sont des êtres si désagréables (peut-être à cause d'une mauvaise expérience), j'espère qu'à l'avenir vous rencontrerez plein de bibliothécaires sympas et motivés qui vous aideront à changer d'avis !

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28 décembre 2017

Cahier de vie n° 5

Je viens de commencer mon cinquième carnet ! J'ai été prise par pas mal de projets ces derniers temps, alors il faudra encore patienter un petit peu avant de voir de nouveaux dessins mais promis je m'y mets ! Ma conscience est là pour me rappeler à l'ordre et me faire reprendre mes crayons.

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Quand je pense que j'ai commencé en 2009, lors de mon entrée en Seconde... que le temps passe vite ! 

Cahier de vie 1

 

Cahier de vie n° 1 : mes débuts au lycée (c'est en cours d'arts-plastiques que je l'ai commencé, au départ, c'était un travail à rendre après chaques vacances).

Cahier de vie 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cahier de vie n° 2 : Première et Terminale.

Cahier de vie 3

 

Cahier de vie n° 3 : essentiellement mes années de fac, il contient à lui seul une assez longue période (2012-2016).

Cahier de vie 4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cahier de vie n° 4 : la fin de ma formation de bibliothécaire et mes débuts de recherches d'emploi (2016-2017).

 

Je ne pensais pas au départ continuer si longtemps mais il faut croire que l'exercice m'a plu ! Je me rends compte que chaque carnet correspond à une période de ma vie : que me réserve le cinquième ?

Je le découvrirai en même temps que vous !

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20 octobre 2017

Recherche d'emploi

Comme je l'expliquais dans un précédent message, j'ai terminé mes études en avril dernier. Je suis donc passée du statut d'étudiante à celui de chercheuse d'emploi.

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Les bibliothèques ne font pas vraiment partie des secteurs qui recrutent le plus. Il y a bien quelques offres mais la plupart des mes candidatures ont donc été spontanées, histoire de me faire connaître dans les mairies en espérant qu'au moins une pensera à moi lorsque le besoin se fera sentir mais ce n'est pas forcément là que l'on a le plus de chances de se faire embaucher. J'ai aussi candidaté pour des offres mais mon manque d'expérience ne joue pas en ma faveur (pourtant, il faut bien commencer un jour pour pouvoir avoir de l'expérience !), bien que j'ai les diplômes demandés. De plus, le fait de ne pas être encore titulaire d'un concours de la Fonction Publique Territoriale a parfois aussi posé problème à des employeurs qui ne cherchaient exclusivement que des fonctionnaires. Je veux bien passer les concours, le hic, c'est qu'il n'y en a pas tous les ans et que si je dois attendre le prochain, je ne suis pas prête de trouver un emploi !

Il a donc fallu que je pense à un plan B.

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Le service civique m'a semblé être une bonne alternative. Au moins, ça évite d'avoir un trop gros trou dans son C.V. (les longues périodes d'inactivité, ça ne plaît pas aux recruteurs en général), ça occupe et ça peut aussi faire gagner en expérience (justement, c'est ce qui me manque) ! Bien sûr, ce n'est pas évident de trouver pile en bibliothèque ou même dans le domaine littéraire ou culturel mais on peut trouver d'autres choses qui se rapprochent des missions des bibliothécaires comme mettre en place des animations et favoriser le lien social.

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Même avec de la bonne volonté, ça ne marche pas toujours et les coups de mou succèdent aux moments d'enthousiasme. C'est facile de douter de soi, surtout quand on commence je pense car on ne sait pas vraiment ce qu'on vaut, vu qu'on n'a jamais vraiment travaillé en dehors des stages.

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Bref, par moment on est confiante et pleine d'espoir et on envoie une candidature. Motivée, on réfléchi déjà à ce qu'on pourrait faire une fois en poste (les animations qu'on pourrait développer, les livres qu'on pourrait acquérir, etc.). Ensuite, on déprime quand on a encore un "non" et ça recommence ! Drôle de cycle... Mais ça peut finir par payer !

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Voilà, je devrais être occupée pendant 8 mois normalement. J'espère que cette période sera enrichissante et que je pourrai me rendre utile. Mon rêve de bibliothécaire n'est que reporté !

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16 septembre 2017

Allergique au sport...

Il y a une activité que je déteste particulièrement. Mon physique de brindille vous a sans doute déjà mis la puce à l'oreille...

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En effet, je ne suis vraiment pas sportive ! Je ne garde donc pas un bon souvenir de mes cours d'EPS au collège puis au lycée. Les seules fois où mes professeurs me voyaient sourire, c'étaient à la fin de leur cours quand je pouvais retourner me changer aux vestiaires ! Volley, basket, badminton, saut en longueur, relais, lancer de javelot, natation... rien ne me convenait. Je n'arrivais pas à courir vite, n'avais pas une grande force physique et surtout... un énorme problème de coordination et d'évaluation des distances ! Je m'embrouillais dans mes mouvements, levais toujours les bras trop tard pour attraper le ballon, visais à côté, bref, j'étais le genre d'élève qu'on choisit toujours en dernier quand on forme les équipes !

La seule discipline où je me défendais un peu, c'était la course de fond. Apparemment, j'ai quand même un peu d'endurance. Le hic, c'est qu'on en faisait rarement.

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Je crois que ce que je détestais le plus, c'était l'acrogym. Cette discipline où il faut créer des pyramides et qui m'a valu des séances chez l'ostéopathe.

Pour mon bac d'EPS, chaque élève devait être un certain nombre de fois voltigeur (celui qui est porté) et porteur (là pas besoin d'expliquer). Cela peut paraître équitable mais en fait, ça pousse à faire des choses qui ne sont pas du tout adaptées à la morphologie des élèves. Dans le cirque où les acrobates sont bien entraînés et en grande forme physique, ça peut être envisageable mais quand on est un poids plume comme moi de 45 kg sans aucune musculation et qu'il faut supporter le poids de filles de 10 ou 15 kg de plus sur son dos, bonjour les dégâts ! Je me souviens d'une figure où je devais m'agenouiller pour qu'une fille monte sur ma cuisse pour ensuite grimper sur mes épaules et tenir en équilibre dessus. L'après-midi même, j'avais rendez-vous chez l'ostéopathe qui m'a remis le dos en place...  et qui a découvert au passage que ma hanche s'était légèrement déviée quand ma camarade avait pris appui sur ma jambe pour monter sur mes épaules. J'ai entendu un gros clonk ! quand mon articulation a été remise en place.

Le sport est censé être bon pour la santé mais les cours d'EPS étant communs pour tous les élèves, certaines morphologies pâtissent plus qu'autre chose de ces exercices physiques.

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N'allez pas croire que je n'avais plus aucune activité physique non plus ! J'aime beaucoup me promener et il m'arrive de faire des balades de 8 ou 10 km. De plus, mes années en Cité U ont été l'occasion de gravir beaucoup de marches ! Monter et descendre plusieurs fois par jour les 4 ou 5 étages selon les années, parfois chargée de ma valise ou des courses, mine de rien, ça entretient.

Malheureusement, ce n'était pas suffisant dans mon cas. Un matin cet été je me suis réveillée avec le dos complètement bloqué ! Par moment, je ne pouvais même plus me lever et quand j'y arrivais, je marchais tout doucement en me tenant le dos et en prenant mille précautions, comme une grand mère de 90 ans souffrant de d'arthrose. Mon médecin traitant m'a donc prescrit des anti-inflammatoires puissants pour soulager la douleur et le lendemain, un ostéopathe m'a décoincé le dos, ouf !

Par contre, ils m'ont aussi prescrit quelque chose qui, sur le coup, m'a moins fait plaisir...

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En gros, si j'ai bien compris, j'ai le dos si peu musclé qu'il n'y a presque rien pour le maintenir, ce qui fait qu'il se coince facilement. Ils m'ont tous les deux affirmé : "Si vous êtes déjà dans cet état à 23 ans, ce sera pire dans 20 ou 30 ans si vous ne faîtes rien !"

Bon, me voilà obligée de me faire une raison. Je m'attendais à ce que des médecins me prescrivent des médicaments mais du sport !

Enfin, vu que je n'ai aucune envie de me bloquer de nouveau le dos comme ça ni que mon état empire, je vais suivre leur conseil.

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Voilà des activités qui me conviennent mieux. Maintenant, j'espère vraiment que ça va marcher !

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16 août 2017

Petit séjour dans l'Orne

Cet été, une fois n'est pas coutume, je suis retournée avec ma famille une semaine en Basse-Normandie voir si l'herbe était plus verte là-bas (et il se trouve qu'effectivement, malgré la sécheresse qui sévit sur toute la France en ce moment, elle y est bien un peu plus verte quand même)...

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Pour les vacances, nous affectionnons les lieux calmes et reposants... Là, c'était plutôt réussi car entre un cimetière et le pré des vaches, on peut vraiment dire que l'on n'était pas dérangés par les voisins ! Dans le jardin, on arrivait à n'entendre que le chant des oiseaux et le bourdonnement des abeilles butinant les fleurs de trèfle blanc. L'idéal pour une lecture-détente sur l'herbe ! De plus, le gîte était entouré de chemins creux si bien que nous pouvions directement aller nous promener dans le bocage normand sans avoir à prendre la voiture.

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Bon, on est pas restés coupés du monde non plus pendant tout le séjour ! A l'occasion il nous arrivait de quitter notre tanière pour rejoindre la civilisation, ne serait-ce que pour faire des courses et visiter le reste de la région. J'ai été frappée par certains noms de communes normandes : Cerisy-Belle-Etoile, Montsecret, Clairefougère... C'est poétique, non ? 

Le fait de loger en pleine campagne a aussi présenté des aspects pour le moins surprenants. Par exemple, il ne devait pas y avoir plus de cinquante centimètres qui nous séparaient du verger où broutaient les vaches, nos plus proches voisines. Il faut savoir qu'une vache, c'est très routinier. Le troupeau effectue chaque jour le tour du pré dans le même sens pour se nourrir. Ainsi, chaque soir, aux alentours de 22 heures, passaient-elles juste sous nos fenêtres. C'est un peu impressionnant de voir de tels bestiaux d'aussi près, surtout sans quitter son salon ! Un autre aspect du tempéramment bovin, c'est que les vaches sont aussi souvent très craintives. Aussi, alors qu'elles mangeaient leur dîner tranquillement, il arrivait fréquemment qu'une d'entre elles relèvent à un moment la tête... et découvre avec stupeur des humains inconnus à moins d'un mètre ! Je ne suis pas sûre qu'elles avaient conscience qu'une vitre nous séparait car elles se figeaient alors avec les yeux écarquillés et reculaient prudemment.

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Enfin, une semaine c'est court et il a fallu rentrer. Histoire de conserver un peu plus longtemps la saveur de ce séjour en Normandie, nous avons rapporté quelques spécialités du coin...

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Ce qui est agréable à Lonlay-L'Abbaye, c'est que grâce à sa biscuiterie, ça sent le gâteau dans les rues ! C'est quand même plus sympa que les effluves de produits chimiques de certaines autres usines. Il y a une médiathèque là-bas... Je devrais peut-être me renseigner, ils cherchent peut-être une bibliothécaire ! ;-)

01 juillet 2017

Fin d'études

Depuis la fin avril, il y a eu pas mal de changements dans ma vie...

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Et oui, après une licence de Lettres Modernes et un DEUST Métiers du livre et de la documentation, je termine enfin mes études supérieures. Cinq ans au total après le bac, je n'aurais jamais cru que je resterais si longtemps dans le système scolaire ! Moi qui n'aimais pas trop l'école...

Vers la fin mai, j'ai donc enfin eu mes résultats de partiels passés en avril. Bien que me doutant que je validerais mon année, j'étais quand même super contente et soulagée d'avoir la preuve que j'avais officiellement réussi. La mention, c'est un petit plus.

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Bon, ce qui est un peu moins drôle, c'est que lorsque l'on a obtenu son diplôme, on passe du statut "d'étudiant" à celui de "demandeur d'emploi". Comme disaient les Inconnus, je suis "chercheuse", plus à l'ANPE mais au Pôle... le Pôle Emploi ! Faisons gonfler les chiffres du chômage ! Youhouuu !!

Le hic, c'est que Pôle Emploi ne peut pas grand chose pour moi, la plupart des offres d'emplois en bibliothèque ne passant pas par là. Il faut que je consulte plutôt les sites de la fonction publique territoriale ou me renseingne directement dans les mairies. La preuve que Pôle Emploi méconnaît ce type de poste, c'est que quand j'ai créé mon espace personnel et que j'ai dû indiquer à quelle catégorie appartenait mon diplôme "DEUST Métiers des bibliothèques et de la documentation", je n'ai rien trouvé dans la liste qui s'y rapporte vraiment. Pas de "métiers du livre", de "service culturel", ou même de "médiation culturelle" par exemple. Finalement, j'ai opté pour "services divers", c'est ce qui avait l'air de s'en rapprocher le plus.  A croire que le métier de bibliothécaire n'existe pas !

Je vais aussi à la Mission locale. Là-bas, j'ai des conseils concrets bien que j'ai le sentiment qu'ils ne voient pas bien non plus comment ça marche dans la fonction territoriale et en quoi consiste vraiment le métier de bibliothécaire non plus, d'ailleurs. A la première séance, quand j'ai annoncé que j'avais une formation pour travailler en bibliothèque, on m'a dit : 

"- Ah, oui ? Comme dans les collèges et les lycées par exemple ?

- Euh, non. Pour travailler dans le CDI d'un collège ou lycée, il faut être "professeur documentaliste" et donc passer le CAPES, que je n'ai pas. En fait, moi je cherche plutôt en bibliothèque municipale.

- Ah mais ça fonctionne beaucoup avec des bénévoles, non ?"

Bon, en même temps, ce n'est pas très étonnant. En France, la moyenne d'inscrits en bibliothèque est d'environ 13%. Ce qui veut dire qu'une grande majorité de la population ne fréquente pas habituellement ce lieu et même parmi les inscrits actifs, tous ne savent pas vraiment ce que font les bibliothécaires en dehors des heures d'ouvertures, ni les différentes formations qui existent. Je ne suis pas très calée non plus sur d'autres métiers de la fonction publique par exemple. Mais quand des personnes dont le métier est de t'aider à trouver du travail ne comprennent pas ce que tu fais, on se sent un peu seule sur le moment.

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Qui aurait cru que rédiger une lettre de motivation pourrait être aussi ardu pour une fille qui a fait des études littéraires ? Heureusement, là, les agents de Pôle Emploi et de la Mission locale m'ont bien aidé. Mon CV a aussi été remanié. Il n'y a plus qu'à espérer que les candidatures spontanées que j'ai envoyé dans différentes mairies sauront convaincre !

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27 mars 2017

Drôle de réveil

Les transports en commun, c'est pas si mal (quand on arrive à trouver une place assise). Cependant, mon tempérament naturellement anxieux fait que j'ai parfois du mal à me détendre complètement. Cela vous arrive aussi ?

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Pourtant, lutter contre le sommeil n'est pas toujours évident, comme certains matins où l'on a dû se lever aux aurores pour aller en cours ou encore le vendredi soir après une longue semaine fatigante... Et voilà, avant même d'avoir eu le temps de dire ouf, on pique du nez ! Ce n'est pas une mauvaise chose en soi mais, quand votre arrêt n'est pas le terminus, c'est un peu risqué. Imaginez : blottis dans les bras de Morphée, vous ne voyez pas que vous êtes arrivés à destination et le car ou le train repart, vous entraînant loin vers l'inconnu... Et là, l'angoisse : vous vous réveillez à des kilomètres sans moyen de faire demi-tour ! 

Je sais, j'ai trop d'imagination et j'ai tendance à toujours imaginer le pire.... Mais je suis sûre que ça peut arriver !

 

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C'est quand même bizarre de se dire qu'on rêve et de comprendre qu'il faut se réveiller, comme si un signal d'alarme retentissait pour vous rappeler à la réalité. En tout cas, ce jour-là, j'ai été bien contente de ne pas me réveiller à Perpette-les-Oies, j'aurai eu l'air maligne !

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