Cet été, une fois n'est pas coutume, je suis retournée avec ma famille une semaine en Basse-Normandie voir si l'herbe était plus verte là-bas (et il se trouve qu'effectivement, malgré la sécheresse qui sévit sur toute la France en ce moment, elle y est bien un peu plus verte quand même)...

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Pour les vacances, nous affectionnons les lieux calmes et reposants... Là, c'était plutôt réussi car entre un cimetière et le pré des vaches, on peut vraiment dire que l'on n'était pas dérangés par les voisins ! Dans le jardin, on arrivait à n'entendre que le chant des oiseaux et le bourdonnement des abeilles butinant les fleurs de trèfle blanc. L'idéal pour une lecture-détente sur l'herbe ! De plus, le gîte était entouré de chemins creux si bien que nous pouvions directement aller nous promener dans le bocage normand sans avoir à prendre la voiture.

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Bon, on est pas restés coupés du monde non plus pendant tout le séjour ! A l'occasion il nous arrivait de quitter notre tanière pour rejoindre la civilisation, ne serait-ce que pour faire des courses et visiter le reste de la région. J'ai été frappée par certains noms de communes normandes : Cerisy-Belle-Etoile, Montsecret, Clairefougère... C'est poétique, non ? 

Le fait de loger en pleine campagne a aussi présenté des aspects pour le moins surprenants. Par exemple, il ne devait pas y avoir plus de cinquante centimètres qui nous séparaient du verger où broutaient les vaches, nos plus proches voisines. Il faut savoir qu'une vache, c'est très routinier. Le troupeau effectue chaque jour le tour du pré dans le même sens pour se nourrir. Ainsi, chaque soir, aux alentours de 22 heures, passaient-elles juste sous nos fenêtres. C'est un peu impressionnant de voir de tels bestiaux d'aussi près, surtout sans quitter son salon ! Un autre aspect du tempéramment bovin, c'est que les vaches sont aussi souvent très craintives. Aussi, alors qu'elles mangeaient leur dîner tranquillement, il arrivait fréquemment qu'une d'entre elles relèvent à un moment la tête... et découvre avec stupeur des humains inconnus à moins d'un mètre ! Je ne suis pas sûre qu'elles avaient conscience qu'une vitre nous séparait car elles se figeaient alors avec les yeux écarquillés et reculaient prudemment.

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Enfin, une semaine c'est court et il a fallu rentrer. Histoire de conserver un peu plus longtemps la saveur de ce séjour en Normandie, nous avons rapporté quelques spécialités du coin...

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Ce qui est agréable à Lonlay-L'Abbaye, c'est que grâce à sa biscuiterie, ça sent le gâteau dans les rues ! C'est quand même plus sympa que les effluves de produits chimiques de certaines autres usines. Il y a une médiathèque là-bas... Je devrais peut-être me renseigner, ils cherchent peut-être une bibliothécaire ! ;-)